dimanche 4 octobre 2009

SECRET D'ALCÔVE!!!!


Chaque mois, une nouvelle ribambelle de magazines féminins. Les tendances de la modes (jupe ou pantalon en cuir?), de la beauté (poudre minérale ou auto-bronzant?), et surtout, merveille, de fabuleux conseils sexologiques (« Apprenez à vous servir de votre clito », « Comment booster son énergie sexuelle»), and so on... 
Je m’amuse de plus en plus à les feuilleter, parce que j’ai découvert il y a peu l’origine de cette énorme quantité de stupidités. De nombreuses femmes lisent ces publications, pensant y trouver des conseils pour leur couple et leur vie sexuelle. Malheureusement, elles ne savent pas à qui elles font confiance. 
En fait, même leur hamster serait plus qualifié pour les conseiller.
Une de mes amies a travaillé quelque temps dans un de ces magazines. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle est tombée de très haut. Adieu images d’Epinal et splendides créatures aériennes, subtilement initiées à la beauté et aux secrets du sexe! 
«Elles sont moches. » Voilà la première chose que m’a rapportée cette amie (jugement un peu cruel, certes, mais ça sortait du coeur). Il faut se rendre à l’évidence: les auteurs des régimes draconiens, et autres rituels de beauté épuisants, ne portent pas sur elles les résultats de leurs prescriptions.
Pour le sexe? La même chose. A l’heure du déjeuner, les auteurs, chargées de décortiquer l’extase sexuelle, se regroupent par petites grappes inquiètes, autour d’une salade de concombre. Elles chuchotent, soupirent: toutes ont leur triste anecdote de couple à se raconter. « Elles sont infoutues de garder un mec et n’ont pas la moindre idée de comment s’y prendre », m’a rapporté cette amie. Les cordonniers, n’est-ce pas, sont toujours les plus mal chaussés. Tout au long de la journée, elles se gavent de chocolat (le concombre, ça ne vous nourrit pas une journaliste-sexo/beauté), et s’abreuvent des bouquins de mauvais sexologues qu’elles reçoivent à longueur de journée. Ces derniers n’hésitent pas, d’ailleurs, à leur envoyer aussi quelques courrier, histoire de rappeler qu’ils ont une notoriété à entretenir. Question déontologie, on repassera. 
Cela donne de forts intéressantes discussions sur la puissance ou non du «modèle de la maman et de la putain», sur le mérite de théories toutes plus fumeuses et contradictoires les unes que les autres. Au final, imaginez la journaliste-sexo: i-pod sur les oreilles, complètement paumée devant son ordinateur, elle finit par s’en remettre à l’expérience de ses copines, qui elles n’ont plus n’ont rien compris. 


En conclusion de son expérience, mon amie m’a dit: « C’est comme si moi, qui ne fait aucune différence entre une Ferrari et une Twingo, j’étais journaliste à Auto Plus. » 

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