
Madame T.H. 40 ans, vit en couple depuis 7 ans; elle a un enfant âgé à ce jour de 4 ans.
Elle vient consulter accompagnée de son compagnon pour une absence de désir sexuel.
«Je n’ai jamais été très portée sur la chose, mais depuis quelques années, cela s’aggrave et commence à poser des problèmes à mon couple. Michel est compréhensif, mais je peux comprendre qu’il attend autre chose de notre vie intime et je me sens coupable.» Il est bon de préciser qu’elle n’a jamais subi de traumatisme sexuel dans son enfance ou adolescence.
De fait la fréquence des rapports sexuels est faible: 3 à 4 par mois; ils sont assumés plus par marque d’affection ou devoir conjugal. «Ils ne sont plus douloureux depuis quelques temps comme cela était le cas depuis le début de nos rapports.» Une pénétration douloureuse est très évocatrice d’un vaginisme (contraction réflexe et involontaire de certains muscles du périnée).
«Après m’avoir sollicité et si je suis détendue et disponible, je peux accepter de faire l’amour pour lui faire plaisir et ressentir même une jouissance clitoridienne; mais je ne prends jamais d’initiative , ce qu’il me reproche d’ailleurs. Il a l’impression que je ne l’aime plus ce qui n’est pas le cas; j’éprouve toujours les mêmes sentiments pour lui. En fait je ne lui propose pas de petit câlin de peur que cela se termine par un rapport.» Elle ne souhaite pas, en effet, de pénétration car si celle-ci n’est plus douloureuse, elle ne lui provoque aucun effet et n’a aucun sens pour elle si ce n’est de satisfaire les désirs de son partenaire. Lors de l’acte sexuel, elle attend que cela se passe, l’esprit envahi par des pensées parasites comme, par exemple, les courses à faire faire le lendemain au supermarché . Au moment de sa jouissance, elle simule la même chose pour être sûr de ne pas avoir de questions indiscrètes.
«Je ne comprends pas pourquoi je suis comme cela, et je me sens anormale surtout lorsque je lis les magazines féminins. Je me sens si différentes des autres femmes!»
Lors de nos consultations, nous nous apercevons que cet absence de désir est très fréquent. cela ne veut pas dire que la femme n’a pas de désir pour son conjoint, mais qu’elle n’a simplement pas de désir sexuel; car la femme, être essentiellement cérébral ne ressent pratiquement pas de pulsion sexuelle comme c’est le cas pour l’homme. Lors d’une nouvelle relation, le désir sexuel n’est que l’expression d’un désir de séduire, de plaire, d’être reconnue; il peut être une offrande à l’être aimé comme la virginité autrefois. Plus tard, survient le désir de grossesse!
Tant que la femme n’a pas fait de son vagin un véritable instrument de communication, d’expression affective ou amoureuse comme on peut le faire de la main qui prend la main de l’être cher, elle ne peut ressentir ce désir et avoir la chance de ressentir ces plaisirs divins.
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