Hier vient me consulter adressée par son gynécologue une jeune femme de 24 ans: « je n’ai pas envie de faire l’amour et je me sens pas normale du tout.» Elle vit en couple depuis 4 ans et les rapports sexuels ont toujours été difficiles et douloureux. « Mon premier rapport a été difficile et très douloureux; aujourd’hui encore, j’ai parfois le vagin tout irrité et en sang après une relation. J’aime mon ami, mais j’évite autant que possible de lui en donner envie.» Cette jeune femme présente, en fait un vaginisme qui est peut être le seul et unique responsable de son absence de désir; ce qui peut se comprendre! «Je suis allé voir une autre «sexologue», psychothérapeute, non médecin qui m’a complètement découragé; elle m’a dit que ce serait très long à soigner, qu’il me faudrait plusieurs années de psychanalyse pour régler ce problème et qu’heureusement que mon vagin saignait car cela voulait dire que mon inconscient m’avertissait qu’il ne me fallait pas de rapport; elle commence par m’interroger sur la sexualité de mes parents!» « J’étais désespérée et avait peur de perdre mon ami, surtout que je devrais la voir une fois par semaine à raison de 50€ non remboursé et que de toute façon, elle était sûre de me revoir.» En effet, elle n’est pas médecin, mais il existe aussi d’excellents psychologues diplômés en sexologie. Elle va donc consulter son gynéco qui la rassure sur sa normalité et me l’adresse. En effet cette jeune femme n’a connu aucun traumatisme physique ou psychique dans son enfance ou adolescence; elle présente un vaginisme (contraction réflexe et involontaire des muscles du vagin qui va rendre la pénétration difficile voire impossible). En général 6 à 8 séances permettent de résoudre ce problème lié essentiellement à une absence d’intégration (de représentation) du vagin au niveau du schéma corporel.
mardi 9 juin 2009
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