vendredi 12 juin 2009

VOULOIR


Monsieur L.H. 40 ans, divorcé depuis 10 ans, une nouvelle amie vient consulter pour des troubles de l’érection depuis 3 ans avec une nette tendance à l’aggravation.

Si celles-ci débutent à peu près correctement, elles ne tiennent pas et ne permettent pas une pénétration.

Le désir est présent et l’éjaculation est possible, mais il ne constate plus d’érections le matin ou au cours de la nuit.

Sa santé est actuellement bonne avec une petite surcharge pondérale; s’il a interrompu son tabagisme, il y a 2 ans, celui-ci a existé pendant 23 ans. On note également un cholestérol un peu élevé.

Autre élément important: il présente une intolérance aux produits laitiers d’où une consommation importante de soja et de ses dérivés.

Sur le plan psychologique, il a une tendance à l’anxiété, aggravé par des difficultés relationnelles avec son ex-épouse et quelques problèmes dans son travail.

Les examens réalisés n’ont pas montré des artères sexuelles atteinte d’athérosclérose.

Quel est le diagnostic?

Dans l’état actuel des choses, s’il ne fume plus et si le taux de cholestérol est correct, nous pouvons éliminer une cause vasculaire; nous pouvons pas contre nous interroger sur une consommation excessive de soja: celui-ci contient des phyto-œstrogènes et nous savons que les œstrogènes, hormones féminines, peuvent provoquer chez l’homme des troubles de l’érection.

Quelque soit l’origine du trouble, la composante psychologique est toujours présente.

Une prescription de Viagra 50 a été réalisé et il lui a été conseillé de diminuer sa consommation de soja.

Au bout de 4 mois de traitement, il se sent mieux; il a pu avoir des rapports sexuels satisfaisants; ses érections matinales sont plus présentes.

La relation s’installant dans la durée, il opte pour le Cialis 5 à prise quotidienne, en remplacement du Viagra qui a l’avantage d’éliminer le caractère trop programmé des rapports.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire