Un sexologue est-il un bon coup? C’est ce qu’on pourrait penser et espérer!… Malheureusement et compte tenue de ce qui nous pouvons lire dans divers média, nous sommes tout à fait en droit d’en douter……Mais c’est un tabou et je vais me faire, sans doute, quelques ennemis.
Est-il possible d’évoquer le sexualité des sexologues et pourquoi en parler?
La sexologie est un domaine très particulier car par définition, elle parle de sexualité, domaine pour le moins subjectif, sensible à chacun! D’autant plus tabou qu’elle concerne ici la personne sensée savoir et soigner. Le sexologue qu’il soit médecin ou psychologue a aussi une sexualité qui quoiqu’il fasse influencera ses croyances et son discours; la neutralité n’existe pas dans ce domaine. Même dans le cadre de ce que nous nommons la médecine sexuelle où les causes organiques ou mécaniques semblent être dominantes, l’objectivité scientifique n’existe pas. Nous sommes sans aucun doute des êtres de raison mais nos représentations inconscientes, sous-jacentes sont toujours présentes. Etre de sens, la pensée abstraite n’existe pas. Cela veut dire que le sexologue projette toujours sa propre subjectivité. Ainsi la majorité des troubles sexuels ne peut être considéré comme un pathologie sur un plan médical mais plutôt comme une incompétence. On peut posséder un merveilleux instrument de musique sans être capable de savoir en jouer et d’être un bon musicien.
S’il existe des bases physiologiques à la sexualité, elles ont essentiellement pour finalité la reproduction et dans l’espèce humaine au développement d’une relation d’attachement entre la femelle et le mâle nécessaire à la survie de l’espèce!
L’érection et l’éjaculation rapides et faciles du jeune mâle étaient une nécessité à cette survie; le plaisir et l’orgasme qui s’ensuivent, gratifient l’acte et enlève toute agressivité. Quant à la femelle primitive, l’excitation provoquée par la stimulation clitoridienne a pour fonction de facilité une pénétration initialement peu agréable, voire douloureuse.
Il est ainsi étonnant de constater que ces mêmes fibres nerveuses chez une même personne soient capables de transmettre des informations douloureuses ou voluptueuses en fonction du contexte. L’analyse des mécanismes physiologiques n’est qu’une observation grossière d’un processus et ne recouvre absolument pas l’ensemble des processus mis en cause ou en action. L’organe sexuel essentiel est le cerveau «éduqué» au plaisir et à la jouissance. Cette éducation n’est pas le fruit d’un savoir mais plutôt d’une connaissance ou l’expérience de type initiatique est essentielle et fondamentale.
Le sexologue est donc lui aussi soumis à ses propres expériences qui influenceront son discours et bien sûr son attitude thérapeutique.
On peut se demander qu’elle est le vécu sexuel de certains sexologues qui affirment qu’une éjaculation n’est prématurée que lorsqu’elle survient en moins d’une minute à partir de la pénétration (nouvelle définition consensuelle de l’ISSM, international society of sexual médecine) ou bienque c’est un mécanisme non maîtrisable. Ne serions nous que des rats de laboratoires ou qu’une espèce de chimpanzé! Alors que certains hommes ont appris et ce depuis la nuit des temps (l’étreinte réservée) à maîtriser et à jouer avec la survenue de leur éjaculation et à en tirer un plaisir bien supérieur à celui donné par leur éjaculation. Ils sont sans aucun doute très précoce!!!
Que dire aussi de celles qui affirment que la jouissance vaginale n’existe pas, que la seule valable est la clitoridienne? Cette jouissance profonde que vivent certaines femmes ne serait que le résultat d’une stimulation indirecte du clitoris alors qu’elles ressentent un plaisir qui trouve sa naissance au niveau des profondeurs de leur vagin. Et que connaissant aussi l’orgasme clitoridien, elle savent parfaitement bien en faire la différence et l’apprécier bien différemment………car relationnel et non masturbatoire. N'ayant pas le mode d'emploi de leur propre sexualité, elles, mais il faut ajouter quelques "ils" en nient l'existence!
Pour autant, il ne s’agit pas de mépriser un plaisir clitoridien plus facilement accessible.
Ne pas connaître ne veut pas dire être anormale!
Il est étonnant de constater que certains sexologues nient ces vécus projetant ainsi leurs propres «incompétences» sur leurs patients. Ce qui est le plus grave et dramatique, c’est que certains considérés comme des experts véhiculent grâce à leur notoriété dans les médias leurs croyances les transformant en vérité scientifique. L’objectivité en sexologie comme dans d’autres domaines de la psychologie n’existe pas.
Existe-t-il un «bon» sexologue. Sans doute, mais ce ne peut être qu’un artiste car l’amour est un art comme l’a si bien écrit Ovide! Si la plus part d’entre nous, ne le sera jamais, on peut se contenter au moins d’être un bon artisan.
A défaut d'être artiste, être bon artisan.... J'ai apprécié cette phrase humble..... Il est dommage que les hommes, en général, n'en soient pas conscients. Certains ne sont même pas de bons ouvriers ! Cerise
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