Jusqu’à présent, il est d’usage de penser que la masturbation masculine ou féminine fasse partie de la sexualité. Si relation sexuelle ou coït et masturbation concernent le même organe, peut-on considérer que leur finalité soit identique et que le résultat soit le même en ce qui concerne le plaisir obtenu? La confusion des deux pratiques ne pourrait- elle pas être responsable de l’insatisfaction fréquente manifestée très souvent par la femme?
Il ne s’agit à aucun moment de porter un jugement moral sur telle ou telle pratique, mais d’essayer de comprendre comment la représentation consciente et inconsciente de ces deux comportements peut avoir une incidence sur le vécu de l’expérience sexuelle.
S’il est vrai que la masturbation peut s’avérer pour l’adolescent une façon de découvrir et d’apprendre son sexe, peut-on parler de sexualité qui par définition fait intervenir deux personnes de sexe différents. Qui plus est la pratique masturbatoire, individuelle, ego-centrée par essence n’a pas tout à fait le même résultat chez le garçon et chez la fille. Bien sûr, le plaisir et la résolution de tension sont présents pour tous les deux, mais l’éjaculation de l’homme signifie la fin du jeu alors que ce peut n’être qu’un début pour la femme; en effet, nous savons que le plaisir clitoridien a pour effet de préparer le vagin à la pénétration par sa lubrification et son ouverture. Stéphanie a découvert la masturbation adolescente: «Un jour au collège, j’avais 14 ans, je crois; alors que je me retenais d’aller au toilette en serrant fortement les cuisses, une sensation curieuse très agréable est partie de mon sexe; cela m’a surpris et troublé, mais fort heureusement personne de s’était aperçu de rien, malgré la rougeur de mes joues.» Stéphanie venait de découvrir, l’orgasme clitoridien par la technique du sciage qui consiste à serrer et desserrer régulièrement les cuisses croisées. «Par la suite, lorsque j’étais seule et m’ennuyais ou avais un peu de mal à m’endormir, il m’est arrivé de pratiquer cela.» En effet au moment de la jouissance, le cerveau secrète certaines substances en l’occurrence des endorphines et de la dopamine responsables d’une sensation de détente et de bien être. Il est possible, et c’est surtout vrai chez l’homme qu’il puisse se développer une dépendance ou une addiction aux effets produits par la masturbation. C’est un excellent anxiolytique, mais aux effets malheureusement transitoires, d’où le développement parfois de pratiques compulsives qui n’ont rien à voir avec une sexualité épanouie. «J’ai découvert la véritable masturbation, quelques années après plus par curiosité que par véritable intérêt; même si j’y trouvais du plaisir, j’avais l’impression qu’il me manquait quelque chose.» « A 18 ans avec mon copain de l’époque dont j’étais un peu amoureuse, je décide d’avoir mon premier rapport; je n’étais pas très à l’aise et avais un peu peur de la douleur dont j’avais entendu parler. De fait, cela n’a pas été terrible, c’est le moins que l’on puisse dire.» Stéphanie bien que connaissant son anatomie, du moins dans sa partie visible, présentait en fait un petit vaginisme habituel lors des premiers rapports (ce n’est pas la déchirure d’un hymen insensible qui en est responsable, mais la contraction réflexe et involontaire de muscles situés à l’entrée du vagin). «Lors des préliminaires, ses caresses me faisaient jouir, mais lorsqu’il me pénétrait la douleur me faisait gémir, ce qu’il interprétait comme du plaisir; cela m’arrangeait bien, écourtant le rapport d’une éjaculation que je qualifierais, aujourd’hui comme précoce, mais au moins j’avais l’air d’être normale. En général, le lendemain, j’avais droit à une bonne cystite.» Nombreuses sont les jeunes femmes qui pour avoir l’air d’être normales et ne pas être rejetées par leur partenaire vont simuler un plaisir qu’elles n’ont pas et qu’elles n’avoueront que très difficilement, voire jamais ce qui biaise la grande majorité des enquêtes sur ce sujet! «J’ai bien tenté de me renseigner sur internet ou dans les magazines féminins, mais cela ressemblait plutôt à des recettes de cuisine et avait tendance à me culpabiliser. Je me sentais de plus en plus anormale, différentes des autres femmes. Par chance, il y a quelques mois, j’ai rencontré Jean dont je suis tombée amoureuse. Il a 10 ans de plus que moi et une certaine expérience dont j’étais un peu jalouse, mais c’est un véritable «artiste» de l’amour . J’ai découvert avec lui que je pouvais ne pas avoir mal au moment de la pénétration, et par ses attentions et son savoir faire, une jouissance profonde qui s’étale dans mon ventre pour remonter parfois dans tout mon corps. Fort heureusement pour moi , il contrôle parfaitement son éjaculation, ce qui me laisse tout mon temps pour jouir. Nos rapports peuvent durer ainsi 15, 20 mns 1h sans problème; c’est délicieux! Et je ne fais plus de cystite ou de mycose vaginale.» Stéphanie a découvert avec l’aide de Jean l’orgasme vaginal. « C’est très différent du plaisir que je peux avoir par la masturbation, que je ne pratique d’ailleurs presque plus sauf pour m’endormir parfois! En effet, au moment de l’orgasme vaginal, j’ai l’impression de me fondre, de me dissoudre en lui, de vivre un véritable partage. C’est merveilleux!» On constate , en effet, qu’une femme ne peut parler d’orgasme profond , vaginal, qu’à partir du moment où elle connaît les deux. Le plaisir éprouvé n’est pas décrit comme identique et n’a pas la même «valeur» sur le plan de l’affectivité, de la relation et pour cause!
Merci pour ces explications, j'ai 29 ans et je suis encore vierge j'attends d'etre marié pour avoir une relation sexuelle c'est une décision très importante pour moi, j'ai découvert la masturbation par la technique de sciage très jeune par hasard sans savoir ce que je fesais ce n'est que des années après que j'ai compris ce que c'est la masturbation, cette année j'ai découvert le nom de cette technique que je pratique mais en lisant sur le net j'ai eu très peur de savoir que c'est rare qu'1 femme ce masturbe ainsi donc je me suis sentie pas normal et ce qui m'a fait le plus peur c'est de savoir que je risque de ne pas avoir de plaisir avec mon futur mari du fait que je me suis habitué a cette technique et si je me masturbé comme la majorité des femmes c'est a dire cuisse ouverte ( excusez moi ) ça sera plus facile pour moi d'obtenir la jouisance est ce que c'est vrai?sachant que j'ai éssayé de me masturber comme les autres femmes sans savoir ce qu'elles font exactemant au fait au pif mais avec un grand stress dans la tete de ne pas y arriver et j'y suis pas arrivé je pense que je me suis persuadé de ne pas y arriver car j'étais trop influencé de ce que j'ai lu sur le net surtt le témoignage des femmes qui n'y arrive pas ça m'inquiéte mais votre texte est encourageant ça me redonne de l'espoir ça me rassure, j'espere avoir une réponse merci
RépondreSupprimer"il est d’usage de penser que la masturbation masculine ou féminine fasse partie de la sexualité."
RépondreSupprimerOui, la masturbation fait partie de la sexualité, comme la sodomie ou le sexe oral ou tout ce que vous voudrez encore, tant que ça concerne le sexe et que ça vous donne du plaisir. La finalité de la masturbation? Le plaisir, pardi... L'intensité du plaisir selon que l'on se masturbe ou que l'on ait un rapport avec un partenaire? Ca dépend! En tous cas, beaucoup de femmes (j'en suis une) disent ressentir leurs orgasmes les plus intenses par la masturbation.
"peut-on parler de sexualité qui par définition fait intervenir deux personnes de sexe différents"
Ah bon? Et deux femmes qui couchent ensemble, ou deux hommes... Ils n'ont pas de sexualité??!!
"la pratique masturbatoire, individuelle, ego-centrée par essence n’a pas tout à fait le même résultat chez le garçon et chez la fille"
La pratique masturbatoire (comme c'est joliment dit!) peut se pratiquer seul, à deux ou plus! Ca peut être un jeu sexuel au sein du couple. Non, ça ne concerne pas que les adolescents, non, ça ne sert pas qu'à décourvir son corps (si toutes les femmes de 30 ans connaissaient leur corps, ah...), ça sert à se donner du plaisir, à jouir, à donner du plaisir à un partenaire qui regarde, qui se masturbe en même temps que nous, etc. ...
Et il me semble que homme ou femme, le résultat est le même : plaisir et orgasme. Enfin pour ma part quand je me masturbe c'est bien dans cette optique.
"le plaisir clitoridien a pour effet de préparer le vagin à la pénétration par sa lubrification et son ouverture. "
Ah bon?? Ah, ah!! Je croyais que le clitoris avait pour unique fonction le plaisir feminin! Le vagin se lubrifie aussi automatiquement en dehors de toute excitation : quand un medecin y insère un spéculum, et même certaines femmes violées rapportent leur honte d'avoir mouillé lors de cette agression. Non, le clitoris ne sert pas "d'en-cas" ou de préliminaire, c'est l'organe dédié du plaisir feminin!!
Bref, je lis cet article de votre blog et je me dis "au secours!!!!!!!, fuyons!" Je crois bien que les femmes qui vous consultent n'ont pas fini de simuler l'orgasme parce que si elle avalent les bêtises que vous leur vendez, ce n'est pas gagné!
C'est quand même fou à notre époque que de telles débilités soient véhiculées, par un professionnel qui plus est. Et je vois que vous êtes chargé de cours, alors là, c'est le summum. Non vraiment c'est navrant et ce sont encore et toujours les femmes qui pâtissent.
Mesdames, je vous invite à bien vous renseigner et à visiter d'autres sites...